M83 – Rockstore Montpellier (live report)

M83 live, jeudi 08 mars, Rockstore Montpellier.

J’ai découvert cet artiste en 2008 par le remix de Maps lors de la sortie de son single We own the sky. Il y eut même un concours vidéo organisé, le vainqueur voyant sa vidéo attribuée “clip officiel du single”.

Nombre d’écoutes plus tard, nous voilà fin 2011 avec la sortie de son 3ème album Hurry Up We‘re dreaming, double album chargé de mélodie pop, et le tube Midnight city  qui finit de me rendre quelque peu fan du monsieur.

En plus j’apprécie l’esprit de M83, j’ai lu il y a peu un article pour la sortie de son album où il regrette la culture de l’album. Il constate qu’en achetant les morceaux que par le digital, économiquement incontournable aujourd’hui à un artiste pour qu’il survive, on le fait comme on zappe sur sa TV,  on perd ce voyage que l’on pouvait faire dans l’univers de l’artiste : l’étude de la pochette, les quelques textes qu’il pouvait y avoir dans la jaquette…

Là, vraiment, celui là je commence à l’aimer. Le fond et la forme, j’attendais impatiemment ce 08 mars !

Jeudi 08 mars arrivé 22h devant le Rockstore, personne, mince, c’est donc vrai il est boudé en France au même titre que d’autres français comme Phoenix qui pourtant remplissent le Madison Square Garden aux Etats-Unis.  « COMPLET » c’est ce qui est écrit sur la porte lors de mon approche, ouf, les français ont encore du goût ! Et normal le concert avait déjà commencé ! Vite une bière et je m’avance. Immédiatement la musique prend, l’artiste est entouré d’une choriste/percussionniste, un claviériste et un batteur. Craignant la réputation médiocre du lieu en terme de qualité sonore je suis très agréablement surpris. Le son est clair, propre, les voix se posent très bien. La musique prend immédiatement, M83 se pose à côté d’un instrument / contrôleur obscur et de grande taille, recouvert de faders, boutons et autres potards. “Anyway”, lui doit savoir s’en servir, et il en sort des sonorités qui ont fait son succès.  Le public semble déjà bien conquis.

Midnight city résonne, c’est l’emballement dans le public, comme la joie qui monte en moi. Les variations live du morceau pour le faire durer sur la fin sont magnifiques. Ouf ! J’ai raté le début du concert mais heureusement pas le tube ! Quand la musique s’arrête, le public scande le gimmick du titre qui reste dans toutes les têtes, tiens, je ne pensais pas qu’on pouvait arriver à faire ça, public imaginatif !

Morceau final, les artistes ont l’air ravis de leur soirée, et se répètent en « merci, merci, merci beaucoup » et le public le leur rend bien. Sortie de scène, les gens reprennent le « huhu hu huuu » (voyez le clip vous comprendrez) en guise de demande de rappel. M83 ne reviendra pas mais je n’ai pas fait le déplacement pour rien, très grosse impression !

A revoir et cette fois sans manquer le début. Peut être le 12 juin à l’Olympia.

J.B.B.

Nouvelle mixtape de Big K.R.I.T.

cover mixtape big krit« 4Eva N A Day » est la 3ème mixtape entièrement produite par l’artiste, la première « K.R.I.T. Wuz Here » datant de 2010 et « Return of 4eva » de 2011. Son prochain album solo est attendu avec impatience pour cet été chez Def Jam : Live From the Underground. Elle est à télécharger ici :

http://www.livemixtapes.com/mixtapes/16042/big_krit_4eva_n_a_day.html

Un clip est aussi à visionner, Boobie Miles, 4ème track de cette mixtape :

Focus sur The Name

Derrière The Name  se cache deux Amiénois répondant aux noms de Jocelyn Soler et David Monet. Se connaissant depuis belle lurette, ils jouent dans le même groupe Funky Skunk, avant de se lancer en duo en 2007. Cette impulsion vient du directeur artistique des Nuits Blanches d’Amiens, Pascal Sanson, qui les pousse à monter ce projet qui se réalisera et se pérennisera.

Plutôt influencé jazz et funk à la base, David aime les vieux claviers et faire danser les gens. Ayant les mêmes goûts que David, mais avec une adolescence portée sur le métal, Jocelyn est lui à la batterie.

Soutenus par Arnaud Rebotini (bientôt sur Spot!) et leur amour commun pour les vieux synthés aiqi que par Canblaster du collectif Club Cheval, les deux poulains se font vite remarqués, notamment lors d’un concert où l’affiche est partagée avec Etienne de Crécy et Vitalic. Tout se bouscule alors, leur premier EP Kidding sort, suivi par The Journey, où des collaborations se créent avec Janski Beeeats et Clo, chanteuse du groupe lillois We Are Enfant Terrible.

Mais la consécration vient du succès de la série Bref, sur laquelle ils s’occupent d’un grand nombre des productions musicales. Dans le dernier (celui du 5/03, Bref j’ai fêté le nouvel an), on les aperçoit derrière leurs machines, lorsque sa petite amie crie “Je suis à la soirée The Name”. Consécration je vous disais !

Mais laissons cette part très médiatique de côté, pour s’intéresser à leur musique. Leurs influences sont diverses, côté électro on a Zombie Zombie, Aphex Twin, Siriusmo ou encore LCD Soundsystem. Côté disco/funk, Giorgio Moroder, Herbie Hancock, Prince… et la nouvelle vague électro-pop les branche pas mal aussi, Metronomy, Ok Go, Little Dragon.

Ils qualifient eux-même leur musique d’”électro-club”, le deuxième terme étant pour moi assez péjoratif je vous invite à voir cette vidéo live, qui vous fera comprendre l’intérêt que je porte à ces deux trublions :

La performance est plus que belle, on sent l’investissement des deux garçons, et le plaisir communicatif entre eux et le public. La perf’ est aussi dans leur format plutôt rare dans l’électro, la rencontre batterie (classique)/claviers analogiques étant des plus efficaces.

Leur actualité est riche, ils viennent d’être sélectionnés comme Découvertes du Printemps de Bourges, où ils joueront le 25 avril et ils sont en train de préparer leur album, prévu pour le mois de Mai.

PMPDJ, Son of Kick – Akwaba (live report)

Une soirée comme on aimerait en faire tous les week-ends !

Samedi 25 février le collectif Freesson organisait un concert à Akwaba (84).

L’affiche était belle, visuellement et musicalement. Le collectif PMPDJ était mis à l’honneur avec Grems, Mim, Entek et Starlion. Leur pote Son of Kick a aussi répondu présent pour une programmation encadrée par les membres des crews Freesson/Château Bruyant, j’ai nommé Little Big Man et Pablito Zago.

En arrivant sur les lieux, si l’on était curieux, on pouvait d’ores et déjà remarqué que le bus attenant à la salle avait été graffé. Pablito Zago avec ses acolytes Goddog et Otarsi ont réussi à appâter le côté graffeur de Grems qui a une renommée encore plus forte dans ce domaine d’ailleurs, pour l’anecdote c’est lui-même qui a réalisé le fly de cette soirée.

Dès 21h la foule se presse. Celle-ci n’est pas très âgée, mais bien motivée et visiblement contente d’être là. La déco de la salle a été concoctée par l’équipe Freesson et on peut les saluer pour leurs idées et leurs talents. Un énorme ghettoblaster crachant des bulles avec les noms des artistes face à une méga platine et ses vinyles estampillés Freesson, le tout jouant avec la lumière noire. Dans une salle toute apprêtée, le warm-up est donc assuré par Pablito Zago qui nous met dans l’ambiance avec ses sons dubstep à la fois planants et excitants.

PMPDJ arrive sur scène vers 22h15, heure à laquelle la billetterie est heureuse d’annoncer un sold-out ! Les 4 fanfarons arrivent sur scène, s’adressent direct au public qui est assez timide pendant la première demi-heure malgré les encouragements des PMPDJ. Moi qui avait peur de quelque chose d’assez brouillon c’est finalement 4 showmen qui sont là pour nous en donner plein les oreilles et les jambes. On bouge du pied, des hanches, des épaules et de la tête, tout en écoutant les flows si différents mais percutants des 3 MCs : Grems, Starlion et Entek. Le beatmaker Mim ne reste pas en place derrière ses machines, ravi de venir rejoindre ses collègues sur le devant de la scène pour « jumper » avec le public.

Son of Kick recupère donc une salle suante et souriante, toujours présente pour écouter les dernières productions de ce DJ aux fortes influences londoniennes. Malgré quelques prises de micro, je regretterai juste qu’il n’y ait pas eu plus d’interaction,  même si je ne peux que saluer le dynamisme du monsieur. Et bien que l’on commence à se dire qu’il faudrait peut–être prendre l’air, c’est en allant fumer une clope que l’on pouvait tomber sur des énergumènes “achipé-achopés”, gais lurons du collectif Freesson, qui étaient là pour mettre l’ambiance dehors, avec des ghettoblasters et des mixtapes « home-made » sur cassette audio. La rencontre de la old school et de la new school s’est donc produite sans heurts et avec un réel engouement du public qui a adoré breaker sur le son, et portait le ghettoblaster tel un hommage aux plus grands (plus vieux?!).

Nous revenons donc pour la dernière heure de concert avec Little Big Man, qui malgré la pression qu’il a subi pendant toute la soirée, nous a livré un set drum’n’bass/drumstep du tonnerre, arrivant à capter son audience et à imprimer un sourire à chacun quand est venue l’heure du départ.

Une soirée réussie haut la main, par la programmation, l’ambiance et la bonne humeur collective.

A.C.

Photos by Kat’s Eye

Nouvel album de Slugabed – Time Team

Il sortira le 7 mai sur Ninja Tune.

Pour l’annonce, un remix d’une des tracks, Sex, par Daedelus,  est en téléchargement sur le site du label.

Slugabed, aka Greg Feldwick, explique la conception de l’album autour de concepts assez incompréhensibles, nous défiant dans les profondeurs de sa bizarrerie, autour d’analyse sur des cristaux hexagonaux… Vous voyez le trip? En tout cas on attendra la sortie pour donner le verdict.

Tracklist:
1. New Worlds
2. Sex
3. All This Time
4. Moonbeam Rider
5. Travel Sweets
6. Unicorn Suplex
7. Dragon Drums
8. Mountains Come Out Of The Sky
9. Grandma Paints Nice
10. Climbing A Tree
11. Earth Claps
12. It’s When The Future Falls Plop On Your Head

The Masters of Puppets are back !

On s’était fait à l’idée qu’ils étaient séparés mais pourtant c’est bel et bien vrai ils reviennent ! PuppetMastaz sort le 26 mars son 5ème album studio Revolve and Stand Up !

Le premier extrait illustré par son clip est Innerself Respect, mettant en scène les fameuses marionnettes qui nous avaient manquées, il faut le dire ! Bon mis à part ce manque comblé, ce premier single aux penchants dancehall ne convainc pas vraiment mais les connaissant on sait que l’on trouvera notre bonheur dans leur album.

Collab’ Pinch et Photek

Le featuring Acid Reign entre Pinch et Photek connaît une deuxième version. La première est présente sur le Fabric Live du “dubsteppien” Pinch et la deuxième, sort le 12 mars sur le label du pionnier de la scène jungle et drum’n'bass, Photek Productions. Cette deuxième version  sonne très techno et vaut le détour.

Scratch Bandits Crew – Heart Beat

Voici le premier extrait de leur prochain album 31 novembre : “date imaginaire pour disque onirique et prospectif” qui sortira le…. 2 avril. On reste dans un mélange, de trip-hop, abstract et d’électro. Le visuel est toujours important pour les turntablists qui nous le prouve avec ce clip, fruit de la collaboration entre le graffeur Brusk et le motion designer ice©ream.

Scratch Bandits Crew – Heart Beat (official video) par scratchbanditscrew

Ready to Rumble Again ?!!!

L’équipe de Totaal Rez repart à l’aventure !

Après avoir eu l’ambition folle de se dire “Et si on créait le premier festival bass music en France ?”, et bien ils l’ont fait et le refont !

Et pour la deuxième édition du Rumble Festival on ne se contentera pas de deux soirées cette fois-ci, ce sera deux semaines de festivités, dans de nombreux lieux de Lyon, du 1er au 18 mars.

Les événements sont riches et variés, des expos au Sample, au Troquet des Sens et à la Galerie Artigone, des soirées “Carte Blanche” offertes à Enover, Bass Freak Dogz, Oh Gosh ! et Bass Jump, pour conclure sur trois jours de bass music intense.

Dans un premier temps, avec la soirée French Eroes le Jeudi 15 à la Marquise où pour 5 petits euros vous retrouvez les valeurs montantes françaises, Lucid, maître de cérémonie des fameuses soirées Splash, Asco pilier du crew Totaal Rez, et les deux marseillais qui retournent le Cabaret Aléatoire tous les mois j’ai nommé BRK Morgan et MC Gossip du collectif Drink it Fresh.

On continue Vendredi 16 au Ninkasi Kao, avec de belles têtes d’affiches, comme le masterchief de la Jungle, Congo Natty. Après avoir reçu l’année dernière les rois Mala et Shy FX, place à leurs protégés avec Goth Trad et Benny Page. Est-ce que leurs sets seront à la hauteur de leurs maîtres ? On y compte bien ! Une belle place est aussi laissée au Dub avec notamment OBF & Shanti D.

Le Samedi 17,  on change de lieu, ce sera cette fois au Transbordeur, avec une riche programmation, Noisia, trio qu’on ne présente plus mais que l’on attend de pied ferme pour un set entre drum’n'bas, dubstep et électro. La deuxième tête d’affiche est Joker, qui a sorti un des meilleurs albums dubstep de l’année dernière et un des meilleurs Essential Mix aussi. Le mythique Friction sera aussi là pour le plus grand bonheur des aficionados de la D’n'B.

D’autres références et promesses de la bass music sont aussi programmées mais on vous laisse le choix de vous balader sur le site du Rumble, afin de recueillir toutes les infos dont vous aurez besoin, de lire les bios des artistes, de visionner les vidéos et de télécharger la compil concoctée par l’équipe de Totaal Rez, très bonne idée pour nous faire patienter !

Laurent Garnier sur Ed Banger !

Nous savions que Pedro Winter gérait d’une main de maître son label, et il nous le prouve d’une très belle façon avec l’annonce de la prochaine sortie de Laurent Garnier sur Ed Banger.

 

L’Ep s’appelle Timeless, en featuring avec L.B.S. Crew et sortira le 1er avril, et dont voici la tracklist :

1/ JACQUES IN THE BOX
2/ “OUR FUTURE” loud disco mix
3/ “OUR FUTURE” deeper Detroit mix (digital only)

 

 

 

Photo DR

 

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