Du nouveau chez les frères chimiques

Les Chemical Brothers arrivent le 8 juin avec un tout nouvel album “Further”. En plus de la musique, les Chemical ont prévu de sortir 8 clips dans le même temps. Pour les plus chanceux, ils présenteront leur nouvel album au Sonar festival de Barcelone. Pour les autres comme vous et moi, il y a Spot et un premier extrait ici “Swoon” :

Frocky

Rocé: L’Être Humain Et Le Réverbère

Rocé est un artiste rare. Rare, car ses apparitions publiques sont éparses, et rare, car des artistes de sa qualité ça ne cours pas les rues.

Donc Rocé, nous revient avec son troisième album L’Etre Humain et le Réverbère. Et on doit admettre notre impatience à écouter de nouveau sa prose, riche, subtile, irrévérencieuse et nuancée.

Le dernier album de Rocé date de 2006, une éternité dans la logique du jetable, mais pas pour Identité en Crescendo, dont la richesse réflexive, la pertinence des textes sur des instrumentales jazz continue de tourner fréquemment dans les lecteurs mp3 : Les moments pour se faire un fix de discernement, de stimulation intellectuelle sont légion compte tenu de notre environnement bas du front et bien pensant ! Identité en Crescendo est toujours contemporain et actuel.

Pour l’Être Humain Et Le Réverbère, Rocé laisse de côté ses digressions jazz d’ Identité en Crescendo (On se rappellera la participation d’Archie Shepp) et revient vers un Hip Hop plus classique. A travers un choix de samples originaux et de qualité qui illustre son ouverture d’esprit et sa curiosité -décrit dans le morceau Carnet de Voyage d’Un Être sur Place- Rocé offre des flûtes jazz dissonantes sur une rythmique efficace, une guitare légère sur un beat sombre et des scratchs stressant sur Mon Crâne sur Le Paillasson, ou encore une instru électro précipitée pour l’Objectif.

Pour Rocé l’instrumentale et les paroles sont un tout défendant une même idée. Ils sont complémentaires et forment des morceaux cohérents dont la musique emporte, supporte, appuie les propos.

Sur Identité En Crescendo, Rocé avait pris de la hauteur, s’attaquait à des thèmes englobant l’universel et les poussait dans les recoins de la philosophie : l’identité française sur Je Chante La France ou le poids de l’histoire sur Des Problèmes De Mémoires. Il appelait aussi l’être humain à se défaire de l’influence de son environnement, de sa société (sur Seul par exemple), à s’assumer en tant qu’être multiculturel et unique qu’il résumait sur Le Métèque par :

« Avec ma tête de métèque de juif errant, de musulman

Ma carte d’identité suspecte d’étudiant noir de rappeur blanc

Je commets le délit de faciès à tout lieux et de tout temps

Je sais pas ce que suis au yeux des êtres mais je sais ce que je suis sans»

Sur L’Être Humain Et Le Réverbère, Rocé revient traîner ses savates dans la rue et réintègre l’être humain dans son environnement géographique et social.

Il décrit ainsi avec finesse l’enfermement que représente la ville (Mon Crâne Sur Le Paillasson, L’Être Humain Et Le Réverbère) : le cloisonnement psychologique induit, car « La crasse contamine l’innocence de (nos) tréfonds », ainsi que l’horizon bouché qu’elle représente puisqu’entre L’Etre Humain et le Réverbère « le point commun le vrai, c’est l’étroitesse du destin ».

Rocé retrouve aussi l’exercice de la chronique de société. Il raconte des histoires d’individus pour décortiquer l’influence de la société du spectacle et de la médiatisation (L’Objectif) ou « exister c’est exister pixéliser » quitte à se coincer entre « Statut et Liberté », ou pour mettre en perspective le principe de la concurrence démontrant par des petites histoires que « les petits employés pleins d’étincelles sont souvent plus démentiels que les règles elles-mêmes » sur De Pauvres Petits Bourreaux, bousculant les idées toutes faites et montrant les victimes comme leur propre bourreau.

Ainsi, comme il le résume dans « Si Peu Comprenne », Rocé est là pour bousculer les idées reçues et il préfère prendre les « élites à leur jeux et prendre leur vocabulaire » pour mettre à l’honneur la dialectique et le doute (Des Questions à Vos Réponses) la culture et la curiosité déplorant qu’il n’y a « personne à Hypokhâgne, tous à Bercy et au Stade »

Rocé n’a pas peur non plus de bousculer son propre auditoire, et au lieu de prêcher le convaincu il préfère le pousser, le faire vaciller de sa bien pensance.

On le retrouve tout de même dans des thématiques plus universelles : égratignant le concept de tribu dans Le Savoir En Kimono déplorant qu’  « on ne porte de nos héros que la couleur du Kimono » et rappelant qu’ « avoir le Nunchaku de Bruce Ne te donne pas la Technique », ou mettant à mal le civilisé en reprenant Les Singes de Jacques Brel.

Ainsi, L’Être Humain Et Le Réverbère est un disque à la musique inspirée et au texte profond, porté par un flow précis et qui a encore gagné en poésie. Rocé conforte qu’il est un auteur de fond, et prouve plus encore son habilité à manier la langue française avec un sens de la poésie des plus affirmés. Et on ne peut que le remercier de nous insuffler de la réflexion sur de la musique de qualité et de nous faire jubiler à voir notre langue ainsi jouer.

Rocé, L’Être Humain Et Le Réverbère chez Big Cheese Records

Earthology des Whitefield Brothers

On nous parle souvent de la culture en péril face à l’impérialisme américain, menace menant à une certaine uniformisation de l’expression artistique ; conséquence directe de notre grande époque sous le signe du global, la culture viendrait de l’Amérique et s’inspirerait de l’Amérique.

Ce raccourci intellectuel, cautionné par les théories du Choc Des Civilisations, est évidemment le fruit de la curiosité bornée de quelques journalistes argumentant à l’aide des chiffres du Box Office.

Les Whitefield Brothers et leur nouvel album Earthology sont le parfait contre-exemple de cette image de la globalisation culturelle.

Les Whitefields Brothers ont été remarqué sous leur propre nom avec l’album In The Raw ; sorte de manifeste d’un possible funk brut avant que le diamant ne soit taillé par James Brown. On les retrouvera ensuite avec Karl Hector And The Malcoums pour l’album Sahara Swing puisant dans l’alchimie réussie du funk avec les mélodies subsahariennes et se  mélangeant avec la Kraut musique allemande.

Aujourd’hui, les deux frangins allemands nous reviennent avec Earthology, nous promettant une étude approfondie de notre monde.

Nous ne sommes évidemment pas surpris que le vecteur utilisé soit le funk.

Tout commence avec Joyful Exaltation. Nous sommes plongés dans un environnement urbain avec ces cuivres qui se répondent comme dans le klaxon des voitures,  puis ce clavier froid, rapide rappelant le stress de la ville, et cette basse ronde, hypnotique comme le ronron des transports en commun. Dans cette frénésie introductive, la voix de Bajka (croisée au côté de Bonobo), nous rappel qu’on arrive près de l’aéroport.

La première étape est l’Éthiopie avec un Safari Strut tout en douceur. Sur une batterie discrète rapide et variée, l’éthio jazz se déroule sur un refrain de cuivre enivrant et chaud et de solos reposants de Marimba soutenu par une légère guitare funk. Un autre morceau éthiopien, Sem Yelesh lui répondra plus tard sur le disque.

Le voyage continue sur les différents continents. On passe par le japon avec Taisho et ses solos de Koto, on se dirige ensuite vers l’Égypte et ses thèmes de cuivres traditionnels avec Sad Nile, puis on profite des percussions turques sur Pamukkale pour, enfin assister à une soirée moite et endiablée au Nigeria avec l’Afro-Beat de Lullaby For Lagos.

Et finalement, on rentre tranquillement avec le reposant Chich et ses mélodies douces et tranquilles de vibraphone, Marimba et Glockenspiel, propice à fermé les yeux afin d’oublier le repas insipide servit dans l’avion du retour.

Quelque incursions vocales sont aussi de la partie, sur le bien nommé Reverse, avec une flute dissonante et les flows énervés de Percee P et MED frayant un chemin sur la musique saccadée. Morceau perdu entre un ghetto de Los Angeles et un une cave égyptienne… Ou encore sur the Gift avec sa basse au soubaphone et les vocaux de Edan et Mr Lif proche du choc nature/ville.

The Gift feat. Edan and Mr. Lif

Il ne faut pas croire que ce disque est de la World Music, Heureusement pour nous, l’écueil est évité. Ici, les instruments traditionnels sont utilisés comme composant de la musique moderne et déshabillés de leur folkore : le Koto remplace le solo de guitare, les thèmes de cuivres traditionnelles sont disséqués dans des solos jazz. On est plus proche du traitement des traditionnels éthiopiens de Mulatu Astake que de Deep Forest…

Ainsi les Whitefield Brothers continuent leur exploration du Funk et du jazz. Confirme que cette musique est un excellent vecteur pour que l’expression musicale s’émancipe du folklore tout en se modernisant. Il nous offre un beau voyage a travers Earthology, peut-être un peu moins homogène que leurs albums précédents, peut-être avec une identité propre légèrement diluée dans cette musique global, mais laisse le gout agréable des voyages riches et déroutants, loin des clichés et des Gentils Organisateurs…

Earthology des Whitefield Brothers chez Now-Again

JM Melo

Noisia – Split The Atom

La Hollande, un charmant pays réputé pour ses moulins traditionnels, son gouda raffiné et désormais sa drum and bass. Le collectif de dj’s Noisïa a choisi l’année 2010 pour implanter le drapeau des pays-bas sur la scène électronique en sortant, son premier album, Split the Atom.

Celui-ci sonne comme une consécration pour les trois lascars qui officient depuis maintenant cinq ans  sur les dancefloors du monde entier. C’est en 2005 que Noisïa monte son  label Vision Recording et commence à multiplier les collaborations parmi lesquels on compte KRS-One, Moby, Amon Tobin ou plus récemment The Prodigy. En 2008, la Fabric, le célèbre club londonien, leur consacre le Fabriclive.40, un mix épique qui dévoile au grand public l’étendue de leur talent de djs et de producteur. Après deux années d’attente, ils reviennent cette année avec Split The Atom. Attention, âmes sensibles, personnes épileptiques et femmes enceintes s’abstenir.

L’album s’ouvre sur le premier single, Machine Gun. Immédiatement le ton est donné, c’est gras, ça colle aux doigts, et ça provoque des convulsions qui partent des pieds jusqu’à la tête. Ligne de basse saturé et beat nerveux donnent jour à une drum and bass hystérique. L’album se poursuit ensuite entre morceaux taillés dans le même bois et tracks plus aériens marqués par des beats lents et entêtants. La force de Noïsia se situe dans cette capacité à multiplier les influences qui vont de la funk à la drum and bass pure et dure en passant par le downtempo ou encore le hip-hop. Split The Atom est une véritable plongée dans l’atelier de création des trois dj’s. Prenez un shaker, mettez-y un peu de Daft Punk, une bonne dose de Spor et une pincée de Dj Shadow, mélangez le tout et vous obtiendrez un résultat proche de ce que peu produire Noisïa. On retrouve cette diversité dans le choix des featuring, l’artiste soul Giovanca  pose sa voix sur le second morceaux My World pour un résultat qui fleure bon les raves d’antan. Les rappeurs de Foreign Beaggars viennent aussi prêter main forte aux djs et donnent jour à deux morceaux où flows percutants et  beats sanglants s’entrechoquent. Autre invité de prestige à faire son apparition sur ce premier album, Monsieur Amon Tobin, pour un morceau, SunHammer, tantôt serein et planant tantôt grave et aussi brutal qu’une claque impromptue. Puisqu’on est est dans le registre des claques, on notera la présence dans la track list des morceaux les plus percutants du Fabriclive comme Dilodocus, Stigma ou encore le bien nommé Split The Atom.

Pour résumé, nous avons là un album qui permet de découvrir Noisïa à travers ces multiples facettes. Celui-ci s’écoute peut être plus à la maison que sur un dance floor en raison de ces variations de rythme d’un morceau à l’autre contrairement au Fabriclive qui ne laisse que peu de répit. En tout état de cause, une chose est sûr, il est difficile de rester statique à l’écoute de Split The Atom, la meilleur manière de découvrir les trois hollandais restant tout de même inévitablement le live.

G.P.

Mos Def in Dub

On connaissait les nombreux liens qu’il pouvait y avoir entre le hip hop et le reggae, notamment la collaboration entre Damian Marley et Nas avec le titre Road To Zion :

Et bien grâce au producteur Max Tannone, nous aurons maintenant droit à un Mos Def in Dub. Un album très bon où l’on retrouve notamment une version de History Town couplée avec une instru de Stanley Beckford. A télécharger ici :

http://mosdub.com/

Frocky

Du nouveau chez Warp : Gonjasufi

Gonjasufi : A Sufi And A Killer

Warp, le label de musique électronique vient de fêter ses 20 ans. Et histoire de brouiller les pistes, histoire de mystifier l’Histoire, histoire de préserver cette magie qui dure depuis 20 ans, histoire de prolonger le rêve né sous les acides des premières Rave Parties, confinées depuis au rang de simples rémanences, Warp se met sous protection shamanique. Bénissant les ancêtres et la descendance…

Dans le désert, Gonjasufi vit. Un homme installé aux confins des cultures de l’Amérique, au croisement des terres indiennes, de la conquête de l’ouest, de l’Eden hippies.

Mais Gonjasufi n’est pas le vieux shaman bloqué dans une époque révolue  et qu’il n’a pas connu. Sa voix mystique, entre chant indien et blues rauques se pose parfaitement sur la rythmique lente, minimaliste et électronique de Flying Lotus sur Ancestor par exemple.

Mais c’est une fois qu’il a prouvé son aisance dans le contemporain qu’il s’en extirpe et part répandre sa voix nébuleuse et brulée sur les sons du producteur Gaslamp Killer. C’est avec lui que les incantations prennent toutes leurs puissances. Sur des instrumentales entre folk, world music (Kowboyz&Indians), rock (SuzieQ), voire jazz (Advice), nait un album de musique psychédélique défiant les âges. Sa plume trempée dans le mescal, sa voix brulée par le désert donnent à Gonjasufi une aisance insolente, lui permettant tour à tour de côtoyer la soul (Duet, Change), le hip hop, le toasting jamaïcain et le blues (She’s Gone).

Et ainsi, sur des musiques aux constructions simples (couplet/refrain, ou même une simple boucle le plus souvent), avec des samples et mélodies issues de l’inconscient collectif (SuzieQ, Klowdz, I’ve Given), une magie survole, une nuée de rêves et d’idéaux déchus se répandent comme un éther. Un mysticisme envoutant.

Gonjasufi, sa voix et son interprétation lâchées et illuminées s’extirpent des clichés dans lesquels les fantômes de Jimi Hendrix, ou de Jim Morrison (DedNd) auraient pu les pousser. (Gonja)Sufi et (Gaslamp) Killer nous offre un disque ou le charisme de l’homme et la complémentarité avec le beatmaker dépasse la simplicité de composition et transcende un héritage américain lourd et criard… Donne de l’ordre à ce qui n’en a apparemment pas. Certes, un ordre subjectif et personnel (à l’image de cet chronique…).

JM Melo

Chiddy Bang

A tout ceux qui attendaient un peu de frais et du nouveau dans la sphère hip hop, vos vœux ont été exhaussé. Le Mc Chidera “Chiddy” Anamege et le beatmaker Noah “Xaphoon Jones” Beresin qui forment Chiddy Bang sont là pour vous. Leur spécialité, piocher des gros samples archi connus pour ensuite les transformer en bonne track hip hop. Passion Pit, Radiohead et là je vous propose Kid des MGMT. Leur album « The Swelly Express » est déjà dans les backs. Pour tous les fans, ils seront en Angleterre cet été.

Merci Emeline

Frocky

Du nouveau chez Cypress Hill

Pour tout  les fans de Cypress Hill, leur nouvel album sortira le 20 avril. En attendant, Spot vous propose un avant goût, Rise up, un morceau réalisé en collaboration avec le guitariste de Rage Against The Machine, Tom Morello. Enjoy :

et en plus une petite vidéo sur le futur clip :

Frocky

Pulpalicious en Interview

Les 4 électro platinistes from Dijon, nous accorde une interview pour savoir d’où ils viennent et où ils vont. Avant un concert vraiment excellent, j’ai eu l’occasion de les rencontrer pour vous.

S : Je voulais savoir comment avait commencé le groupe ?

Pulpalicious : Le groupe c’est vraiment 4 individualités, on était tous en solo avant à produire du hip hop . Samir, lui, était plutôt technique, il voulait faire du championnat, Laurent avait un côté électro. On s’est rencontré y’a une dizaine d’année, on vient de la même ville, Dijon, et on avait les mêmes plans. On avait une émission de radio autour du scratch aussi ensemble. Mais on avait toujours ce truc-là qui nous trottait, soit monter une équipe pour les championnats ou un groupe derrière un projet musical. Et puis un jour, on a monté un set pour un concert, ça s’est fait en 2007 pour la fête de la musique. Les gens ont vraiment accroché et ensuite on a fait les championnats DMC (compétition de Dj).

S : Au départ votre projet était plus « former un groupe » que les championnats ?

P : Nous, on voulait faire de la musique. On avait certes, l’envie de faire les championnats, on les suivait, on bossait la technique mais c’était pas notre objectif. C’était vraiment  un challenge un jour mais… On est vraiment des musiciens sur platines.

S  Tu parlais, au début de 4 individualités, vous faites comment pour travailler ?

P : C’est beaucoup d’influences qui convergent vers un même point. On bosse tous au studio, pas trop souvent chez nous. Chacun apporte ses idées : une instru, un gimmick qui va bien.

S : Tu parlais d’influence et quand on voit vos myspaces, on retrouve beaucoup de hip hop et pourtant vous faites de l’électro ?

P : On a quelques passages, pendant le concert, où il y a une rythmique hip hop, des low tempo, des choses un peu lourdes, bien rondes. Après un morceau plus hip hop, se sera plus sur un album que sur un concert. Mais après pour nous c’est une évolution, c’est plus la nostalgie, c’est pour ça que ça figurait sur le myspace. Notre premier concert était très hip hop et on s’est rendu compte au fur et à mesure que plus on accélérait le tempo plus les gens réagissait. Et c’est en accélérant nos thèmes hip hop que nous avons trouvé nos sons.

S : J’ai vu que visuellement sur scène, vous travaillez avec 2 écrans, c’est nouveau ?

P : C’est tout récent, on avait envie de travailler une vraie structure. On avait fait le tour de la bâche et des 4 plaques donc on voulait amener vraiment les gens dans un univers. Donc on a expérimenté ça dans une carte blanche à La Vapeur à Dijon.  C’est voué à évoluer.

S : Tout est déjà calé ou vous travaillez avec un VJ ?

P : Tout est déjà calé. Pourquoi pas travailler avec un Vj mais après c’est une question de coût. C’est la crise !!!

S : Vous n’avez pas envie de dire FUCK à l’éternelle comparaison avec Birdy Nam Nam ?

P : Non car y’a pas de comparaison à faire. La seule similitude c’est le fait qu’on soit aux platines après on vient tous du même endroit, des championnats. Ils ont explosé une porte mais on était tous derrière pour l’enfoncer aussi.

S : J’ai vu un remix de Fukkk Off, vous allez continuer à remixer et comment vous choisissiez les groupes que vous remixez ?

P : Fukkk Offf, on aime vraiment ce qu’il fait et quand on a vu le concours de remix, on l’a fait. Et maintenant, c’est lui qui nous a remixé.

S : Le maxi est sorti au mois de janvier, qui a fait la pochette ?

P : C’est nous, et la nénette c’est l’ex d’un d’entre nous. On voulait sortir des choses qui se faisaient dans l’électro : le fluo, les truc hyper graphiques. Nous on préférait ça, le côté un peu dirty de la meuf  qui commence à se déshabiller mais qui en montre pas trop mais elle est hyper stylée. Ça reste classe et ça nous ressemble bien.

S : Vous avez une date pour un album ?

P : On est pas pressé, le prochain objectif c’est de sortir un E.P. 5/6 titres. L’album c’est une autre démarche pour l’instant on n’est pas dans cette optique.

S : Et votre collaboration rêvée ?

P : Iggy Pop ça pourrait être marrant. Ou Paul McKartney mais y’en a tellement. Tu peux aussi bosser avec un mec comme Pharell Williams en studio, c’est juste énorme.

Et voici un mini mix des Pulpalicious pour vous :

pulpalicious-minimix

http://www.myspace.com/pulpaliciousmusic

http://www.pulpalicious.com/v2/

Frocky

Interview de Gérard Baste

Suite à son concert à l’Affranchi à Marseille, j’ai eu l’occasion de discuter avec le Prince Gérard. Et voilà ce que ça donne :

Spot : Maintenant que tu mets des blazers et que tu chantes du Michel Sardou sur scène, ton but c’est de faire mouiller les grands mères de 70 ans ?

Gérard Baste : Honnêtement je me dis qu’il n’y a pas de cœur de cible, je pense que ce que je fais c’est tout public car tout le monde peut s’y retrouver. Je me ne sens pas encore prêt à passer à « La chance aux chansons » de toute façon Pascal Sevran est mort.

S : R.I.P

GB : non même pas, enfin un peu, il a quand même écrit pour Dalida. Le fait d’être tout seul ça me donne l’envie d’exploiter d’autre truc et c’est vrai qu’il a beaucoup de gens qui m’ont connus avec des conneries comme ça (ndlr Level One).  Ça me fait marrer de revenir un peu à ça. Rester tout seul et faire mon rap cul bite alcool au bout d’un moment c’est un peu gavant, je me suis dit, je vais essayer des trucs et effectivement j’ai fait venir Michel Sardou pendant mon concert (ndlr : une imitation de Michel Sardou, je vous rassure) et si ça fait mouiller les vieilles et bien tant mieux.

S : Et pour rester sur ton personnage de Gérard Baste alcoolique, quel est ton alcool préféré ?

GB : Je pense que dans la vie, chaque moment a son alcool. Par exemple à Marseille je vais aller manger un poisson dans les calanques et  l’après midi j’aime bien boire une bière mélangée avec un peu de coca. Mais si je devais choisir un alcool, je choisirais le vin. J’ai découvert le saké  au Japon et cet alcool que j’aimais pas du tout avant d’y aller et que maintenant j’apprécie, c’est assez fin et bien cool et on en a beaucoup bu. Et quand on est arrivé à Paris on en a beaucoup bu et on en a bu tellement que Dr Vince en a bu trois bouteilles et a vomi sur ses chaussures.

Dr Vince va alors nous raconter cette fameuse histoire où il a finit par dormir derrière les platines après avoir mixé et vomir sur ses chaussures en se levant.

S : et toi c’est quoi la pire cuite de ta vie ?

GB : c’est une bonne question, mais surtout un truc que je me souviens c’est ma première. J’étais très jeune, j’avais 5 ans. En fait ma mère avait fait une grosse sangria pour une teuf et j’ai mangé tous les fruits dans les verres et j’étais complètement bourré. Je suis parti sur un délire sur les Belges et les pds  « Oh les Belges c’est des pds». Et à 5 ans, je n’avais aucune idée de ce qu’était un pd et encore moins un Belge. Et depuis je sais que les Belges sont mes amis.

S : Pour toi le meilleur morceau pour se prendre une cuite ?

GB : Un morceau qui me met bien la banane et qui me donne envie de faire n’importe quoi dans une teuf c’est « Let’s get dirty » de Redman, c’est vraiment le morceau qui me vénère.

S : et le pire morceau pour se prendre une cuite ?

GB : tu sais, passé une certaine heure, tout devient le pire morceau. Le pire morceau, c’est  quand tu veux qu’il n’y ait plus de musique et t’es obligé d’écouté car t’es enfermé dans une teuf horrible, que tes potes sont là « ouhhhh !!! » et toi t’en peux plus. T’as pas de voiture, t’es coincé. Rien que hier soir, on était crevés en arrivant au concert, on voulait se reposer 30 minutes et y’avait Didier Super qui beuglait, c’était déjà le pire morceau !!!

S : Une track pour une gueule de bois ?

GB : De toute façon le lendemain faut juste écouter des trucs qui soignent : Gill Scot Heron, Minnie Riperton…

Dr Vins : Barry White.

GB : non, Barry White c’est trop supermarché pour moi.

Dr Vins : Un truc pour niquer quoi !

S : mais est ce que tu es capable de niquer en lendemain de cuite ?

GB : alors moi justement je ne baise qu’en lendemain de cuite, j’ai arrêté tout le reste, ça me fait chier.

Wapi (Comic Strip) : surtout pas les soirs de cuite.

Gb : un lendemain de cuite, ça te remet un peu. Alors sinon au moins tu te branles.

S : Et en plus les soirs de cuites tu peux baiser une moche sans faire exprès.

A2H : tu peux baiser des moches avec un demie molle.

S : et maintenant une dernière question de notre célèbre Wapi (Comic Strip , tout est vrai dans « Je pète quand je crache » ?

GB : Je sais pas pourquoi j’ai écrit cette chanson. Je l’ai écrite un soir alors que j’étais complètement éclaté, j’avais fumé des clopes, j’étais à la ferme et que je n’avais rien d’autre. Je devais avoir 17/18 ans et j’ai écrit ça comme ça. Alors après ce qui est ouf , c’est que j’ai vu trop de gars qui me disait « ouais moi aussi je pète quand je crache » mais moi non les gars, c’était juste un délire. Et ils sont là en mode confidence « ouais je l’ai fait à ma meuf, elle était dégoûtée ».

Et à ce moment là, Wapi nous raconte une histoire d’un mec qui s’est retrouvé dans le caca avec sa meuf pendant qu’il était en train de baiser.

GB : c’est normal, ça peut arriver c’est des accidents de baise.

Wapi : ça veut dire que ça t’est déjà arrivé ?

GB : non franchement non, mais de toute façon faire la baise, c’est dégueulasse. C’est que des trucs qui coulent tout dégueu, c’est pour des animaux. Y en a qui essaie de te vendre le truc genre j’ai mit des bougies. T’as peut être mis des bougies mon pote, mais à la fin c’est toujours aussi dégueulasse. Les mecs qu’ont pas baisé et qui passent dans les émissions genre tournez manége mais pour les adolescents et on leur pose « alors qu’elle est ta première fois », et ils répondent « moi la première fois j’avais mis 700 bougies devant le pavillon et des roses, j’avais mis une musique douce » en fait le mec il a pas baisé sinon t’aurais juste niqué une meuf. Qui a déjà mis une bougie ? Moi j’en ai déjà mis une, mais je l’avais pas allumée.

Rire de l’assemblée et fin de l’interview

Frocky

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