Clark – Iradelphic (Warp)

Loin de son univers electronica très brute, son 6ème album, Iradelphic, rappelle fort celui de son pote Bibio. De l’IDM intelligente et bien ficelée, un son organique d’une grande sensibilité.

La voix de Martina Topley-Bird sur Open et Secret renforce un côté trip-hop. Tout au long de l’album, on sent l’effort porté sur la mélodie avec des apports à la fois vintage et moderne, la guitare se mêlant aux sons synthétiques, les samples aux percussions.

La seconde partie de l’opus, avec le triptyque The Pining, montre toute l’étendue de son travail. On sent à nouveau la puissance des anciens albums, on a beau le craindre à l’écoute, Clark a la bonne idée de ne jamais tomber dans la facilité.

Il sera aux Nuits Sonores le 19 mai.

 

Yppah – Eighty one

Eighty One telle est son année de naissance. Le troisième album d’Yppah sort sur Ninja Tune.

De l‘abstract hip-hop, doux et mélancolique, un peu trop parfois sur les 7 titres instrumentaux, mais la présence d’Anomie Belle sur les 4 autres titres relèvent le niveau.

Un album downtempo qui ne sort pas du lot, mais qui plaira aux amateurs du genre.

Voici un minimix pour se faire son avis et le morceau D-Song :

 

D-Song :

 

Bang On ! – Sortie de l’album [sic] le 14 mai

Liverpool n’est pas que la ville des Beatles et une des capitales du foot britannique, elle peut encore nous réserver de belles surprises parmi ses habitants. La dernière révélation est Bang On ! aka Elliot Egerton, jeune liverpudlien de 21 ans, qui annonce son premier album pour le mois de Mai, et sur le talentueux label Big Dada.

Bang On ! avait déjà sorti un premier EP, Hands High, brûlot dubstep produit par Dixie et sorti en octobre 2010. Il aura donc fallu attendre jusque maintenant pour nous proposer plus d’un titre original.

Ses thèmes de prédilection sont l’alcool, la drogue, la petite délinquance, le social, mis en bouche de manière métaphorique et sarcastique. Qualifié de “punk-donk-dub-hip-hop” par l’intéressé, un premier extrait de son prochain long format, Got It, est déjà disponible :

 

Tracklist:

1. Teeth

2. Suttin Like Dat

3. Got IT

4. ‘ands ‘igh

5. No Lifts, No Ladders

6. Your GAY

7. MUNNYS

8. Huztlin’

9. Punk Donk Soundclash

10. D’n'D

11. Fars Yer Whop

12. Fuck Everybody

13. The Winge

Dark Sky – Black Rainbows

Un excellent EP, tout simplement.

4 titres aussi bons les uns que les autres pour le trio londonien Dark Sky, qui sort  son cinquième opus, le deuxième signé sur le label Black Acre.

Des sonorités dubstep/UK garage qui sortent (enfin!) des clichés, pour proposer quelque chose non pas novateur mais terriblement efficace.

Très bonne entrée en matière avec F_Technology, suivi par les percussions entêtantes et entraînantes de Tremor. Zoom nous plonge dans des basses future garage des plus démentes et Totem conclue l’EP parfaitement, track aux ambiances “post-rave” nous aidant à nous remettre doucement des trois bombes précédentes, tout en nous satisfaisant toujours aussi amplement.

A mettre d’urgence dans sa discographie !

En écoute :

Zoom

Totem

 

L’album hip-hop de l’année ?

QUAKERS, collectif de 35 membres, porté par Geoff Barrow aka Fuzzface (membre fondateur de Portishead), 7-Stu-7 et Katalyst, sort sur Stones Throw un LP. L’album est disponible en écoute intégrale jusqu’au 1er avril. Des “featuring” de fou, une excellente production, de quoi se faire plaisir toute la semaine, et prolonger le plaisir en l’achetant !

JADORE – Jadore EP

Fruit d’une rencontre virtuelle entre Lémuel Dufez et Nicolas Petitfrère, JADORE prend forme dès 2007.

Partageant les mêmes références musicales, comme Amon Tobin (plus qu’évidente à l’écoute), Aphex Twin, Eskmo ou encore Nicolas Jaar, le duo français se trouve aussi le point commun d’être fort intéressé par la synesthésie. Définition ? Phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. Exemple ? Percevoir de la couleur quand on écoute de la musique.

Il faut donc se “contextualiser” pour profiter pleinement de leur musique. Ils produisent tous deux de l’electronica très aérienne, souple et légère, quasi onirique, qui prendrait donc toute sa force à des moments particuliers.

Pour ceux à qui tout cela ne parle pas, ne laissez pas tomber, écouter le premier EP éponyme sorti début mars sur Highlife Recordings, composé de deux tracks originales, Katmai remixé par Felix, Blender, Remo et Mac Manus et R remixé par Tenkah (mention spéciale!) et “featuré” avec Nekochan. Des invités prometteurs tout comme eux, déjà soutenus par The Glitch Mob.

DVA – Pretty Ugly (chronique album)

DVA, DJ habitué de la radio Rinse FM, sort son premier album le 19 avril chez Hyperdub, label référence avec, entre autres, Burial et Zomby. Son nom, Pretty Ugly, est plutôt bien approprié. Des tracks plus qu’efficaces, et d’autres plus qu’à jeter…

La première track Reach the Sun est une introduction parfaite, pleine de distorsions, de rythmes tribaux et de promesses pour la suite. Sauf que dès la deuxième,  les choses se gâtent, pour le premier featuring de l’album, avec la voix R’n'B de Fatima qui ne colle pas du tout… Il rattrape le coup avec Polyphonic Dreams avec un style dancehall bien abordé, qui nous fait bel et bien rentrer dans son universpost-UK Funky“,  que l’on continue d’explorer avec le titre éponyme à l’album. Cornelia a une belle voix, avec un joli côté nordique. Bare Fuzz est un bon tube dansant, même si il perd de sa puissance à mi-track. La fin est plus que particulière, avec des voix vocodées et des nappes “spatiales”… Plutôt étrange. Madness et Fare Fly ont une bonne prod mais les voix des guests n’apportent rien voire la détériorent. La prochaine Why you do enfonce un peu le clou avec cette phrase “Why you do this to me?” question que l’on se pose sincèrement en l’écoutant…

Après tous ces featuring plus que décevants, on est content de retrouver le producteur seul avec The Big 5ive, autre tube de cet album, avec une production épurée, même si un peu longue pour le coup… Sur Eye Know la voix de Natalie Maddix est plus suggestive que les autres, ce qui est plutôt agréable à l’écoute que d’autres qui apportaient un côté R’n'B assez déconcertant…

C’est un peu un genre de chronique où l’on se demande si elle est nécessaire. Les premiers morceaux m’ont bien accrochée, me donnant envie de l’écrire et finalement je me retrouve à rédiger une chronique plus que mitigée. Et 33rd Degreed  me rabiboche de nouveau avec cette envie de chroniquer. Quant à Where I belong, concluant l’album, très cinématographique, nous donne quand même envie de suivre le Monsieur même si cet album aura laissé un arrière-goût un peu amer.

MUTEK 2012

Le plus mythique des festivals de Montréal, MUTEK, dévoile enfin ses premiers noms pour cette édition 2012. Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce festival , c’est un peu la cerise sur le gâteau, une bonne cuite sans gueule de bois et mal de tête, pour être plus clair un MUST.

L’ édition 2011 était dantesque, avec en première mondiale du live d’Amon Tobin, et la version 1.5 de Plastikman. Tout comme, la dernière soirée à la SAT de Montréal avec l’homme le plus funky du monde Danuel Tate, et le groupe qui fait oublier à tous les spectateurs la semaine de festival, Wareika, avec leur techno house qui a fait danser tout le monde à l’unisson.

Cette année nous aurons encore le droit à des premières, le pape Jeff Mills pour son baptême Mutek, mais aussi toute le jeune génération électro Jimmy Edgar, BNJMN… Le dusbtep ambient ne sera pas en reste puisque Kode 9 et le “dark of the darkness” Shackleton seront présents.

MUTEK, c’est de la musique mais pas seulement, puisque ce festival fait la part belle à l’art numérique, le projet Cinechamber sera présenté pendant toute la semaine, une immersion audiovisuelle totale avec l’aide de 10 écrans où perfomeront Robert Henke & Tarrik Barri, Signal

On n’oublie pas les noms plus connus comme le canadien Tim Hecker, le band de Apparat et le trio de Nicolas Jaar.

En somme, une édition plus que prometteuse. Un seul souhait : gagner au loto pour pouvoir profiter de cette semaine hallucinante petit français que je suis.

Carl Craig “69 Live” – Cargo Arles (live report)

Carl Craig « 69 live », Cargo Arles, vendredi 09 mars.

J’avais ma place depuis des semaines, le pape de la techno de Detroit passe dans la région, tout amateur de musique électronique ne peut manquer ça ! J’avais déjà eu l’occasion de le voir il y a 2 ans à Marseille pour un DJ set. Là un live, en plus reprenant un projet de ses débuts « 69 », tout ça va sonner très fin 80’s début 90’s bref un certain âge d’or de ces courants venus de Detroit (pour la techno) et Chicago (pour la house).

22h devant le Cargo, pas foule, je ne m’y fie pas. Malheureusement à l’intérieur non plus. Paul Nazca assure la première partie ; depuis plusieurs années sur la scène électro du sud, ce dj/producteur assure un bon set propre et qui ravi les quelques présents. Petite curiosité il mixe avec une oreillette et non un casque comme le font habituellement tous
les DJ.

23h, le demi dieu arrive, masqué tel un catcheur mexicain et lunettes de soleil, le live commence. Les claviers que j’affectionne sont bien présents, le début est un long crescendo planant, ça sent bon pour la suite ! Bam les snares et les kicks partent ! La foule qui, heureusement s’est faite plus dense, est surtout composée de trentenaires et quadragénaires, probablement des fans de la première heure et ils sont visiblement contents d’être là. Ça change et ce n’est pas désagréable, cela donne donc un public de connaisseurs. Et il en fallait un peu des connaissances, le live est pointu, Monsieur Craig fait sortir beaucoup d’effets de ses machines, on dirait presque qu’il teste des mélodies en direct. Je ne connais ou reconnais aucun des morceaux, malgré avoir parcouru longuement sa discographie depuis des années, cette lacune n’empêche en rien le son de me faire bouger, il suffit de se laisser porter par le tempo des claviers et autres boîtes
à rythme. C’est là où je me dis qu’il s’agit d’un grand monsieur de la Techno, on peut lui faire confiance, il nous mène où il veut pour notre plus grand plaisir.

23h30, changement de masque pour quelques chose de plus classique, et toujours les lunettes, il semble satisfait d’être là, tant mieux, lui qui est habitué aux grandes salles et projets d’envergure, reste simple et prend du plaisir à jouer dans des petites villes.

23h45, il enlève son masque (oui c’est bien lui), je pense que la première partie de soirée fut dense en consommation vu l’air “ravi fatigué” du monsieur. Le set s’arrête assez brutalement à 00h. Une heure pile c’est très court, et le « messager
de Detroit » n’avait pas l’air au mieux de sa forme. Qu’importe j’ai déjà hâte de le revoir !

Pendant la soirée et quand j’écoute ce genre de sons old school je pense fortement à une anecdote du livre autobiographique de Laurent Garnier, Electrochoc, où à ses débuts, rencontrant Derrick May il écrit : ”Ce que j’ai compris, c’est la nécessité qu’il y a à mettre son coeur dans la musique. [...]Les mots de Derrick May me revenaient en mémoire : “You don’t make a record for fun, man.

J.B.B.

Rock en Seine lâche ses 1ers noms

ImageLes premiers noms sont tombés et pour les 10 ans, pas de grosses surprises pour l’instant…et rien (encore) côté musique électro ou hip hop…

Foster the People, The Black Keys, Sigur Ros, Placebo, Green Day, Mark Lanegan et Noel Gallagher’s Hight Flying Birds.

En attendant, sur leur page Facebook, ils balancent plein de photos où vous pouvez vous reconnaître, mettre les vôtres et échanger vos plus beaux souvenirs.

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