Matta en interview

 

A l’heure où leur actu prolifère, Spot vous retransmet la rencontre avec les deux jeunes fous de Matta, Andy Brookes et James Wilson, lors d’une soirée dans le cadre des 10 ans du label franco-berlinois Ad Noiseam.

 

Comment avez-vous découvert le dubstep ?

James : Je l’ai entendu la première fois dans un club de Londres , il s’agissait d’une track de Skream. J’étais avec deux potes et c’était juste parfait. Juste des « sub basses » et rien d’autre. A l’époque très peu de gens connaissaient, c’était en 2004.

Donc tu t’es dit je dois faire ça moi aussi !

James : Ce n’était pas une certitude mais c’est resté car certains de mes amis commençaient à en mixer et puis il y a eu Big Apple, la “maison” originaire du dubstep, où j’allais écouter beaucoup de sons et où on me donnait des tas de disque, comme Benga and Skream, Mala, Sergent Pokes… C’était complètement nouveau car à l’époque on entendait principalement du UK garage.

Contrairement à de nombreux producteurs dubstep vous n’êtes pas vraiment dans un « whobble style », du dubstep avec de grosses turbines, c’est plus électronique, donc quelles sont vos influences ? plutôt techno ou dubstep ?

Andy : On a beaucoup d’influences comme la drum’n’bass, l’ IDM, le breakbeat, l’electro. Nous cherchons à mettre tout ce que l’on aime dans une seule track. On a aussi des influences hip hop. On mêle tout ça et nous essayons de faire des morceaux que personne n’a jamais entendu. Même si nos influences sont clairement bass music on cherche surtout à y mettre toute notre énergie, de l’énergie pure, que l’on tente ensuite de transmettre sur scène !

Vous avez fait plusieurs sorties sur le label Ad Noiseam, que représente ce label pour vous ?

Andy : Avant tout, on était fan de ce que faisait le label, c’était comme un rêve pour nous. On a envoyé un CD à Nicolas puis on a reçu un mail vers 3h du mat’, 2 ou 3 jours avant Noël. J’ai envoyé un message à James pour lui dire de regarder ces mails et là il m’a répondu « oh shit ! ». Nicolas nous a ensuite dit qu’il avait vraiment aimé les 3 tracks qu’on lui a envoyées et qu’il aimerait vraiment les sortir. Bref c’était comme Noël avant l’heure ! Et on s’est donc pris une bonne cuite pour fêter ça !

Ce label est dirigé par Nicolas Chevreux, quel genre de boss est-il ? Tyrannique ? Ou un mec sympa ?

James : Pour êtrehonnête, Nicolas est une des meilleures personnes de ce milieu. Il est toujours sincère, te dit sans détour ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas. C’est vraiment important pour nous et très utile ! Et ce qu’il fait avec son label est juste parfait, ça dure depuis 10 ans et ce n’est pas rien !

Revenons à vous deux. Ce n’est pas trop dur de produire ensemble ? Vous n’êtes pas tentés de faire des projets solos ?

James : C’est impossible de nous séparer ! Dans notre processus de création on est vraiment complémentaire, on a notre style « Matta »  qui est indissociable.

Andy : On travaille toujours ensemble donc on n’a même pas le temps de faire des side-projects !

Donc dans 10 ans vous serez toujours ensemble ?

James et Andy (en choeur) : Ho oui ! Sans aucun doute !

A.C.

Merci à Nico d’Ad Noiseam pour l’interview et Holistic Productions pour le matériel.

Plus de son, plus de vidéo :

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